La lutte contre ce fléau comporte en fait deux volets:

– La prévention:

La fermeture des frontières a permis de réduire le nombre de cas importés.

Le confinement des personnes rapatriées pendant 14 jours, période d’incubation du covid 19, a eu pour but de vérifier que les personnes sont indemnes avant d’être en contact avec le reste de la population.

La fermeture des écoles, des lycées et des universités a été assez précoce.

Enfin le confinement général a été instauré.

Une autre mesure importante a été de faire les prélèvements au domicile des personnes présentant une symptomatologie évitant ainsi la contamination du personnel hospitalier.

Il faut donc avouer que la prévention a été menée de façon professionnelle.

Mais qu’en est-il de la prise en charge des patients contaminées?

– La prise en charge des patients covid+:

Nous avons ici 2 cas de figure:

Les personnes présentant une symptomatologie modérée: fièvre, toux, courbatures etc… mais sans signes respiratoires ce qui représente 80% des personnes contaminées.

Nous avons fait le choix de les garder à domicile en l’absence d’aggravation afin d’éviter qu’elles entrent en contact avec le personnel soignant.

La deuxième catégorie concerne les patients présentant une gêne respiratoire nécessitant leur admission soit dans des services hospitaliers soit en réanimation pour les cas les plus graves.

Et au niveau de la prie en charge hospitalière, il faut avouer que la stratégie a été lente à se mettre en place aussi bien au niveau de la préparation des structures que du personnel médical et paramédical habilité.

– Autres urgences médicales:

La situation est telle que le SAMU a été débordé par des appels souvent inutiles provoqués par une angoisse excessive ou tout simplement dans le but d’avoir des renseignements.

De ce fait le risque que les autres urgences non liées au coronavirus: cardiologiques, neurologiques, chirurgicales ou autres soient pénalisées est réel. Et ce que nous redoutons actuellement, c’est l’augmentation de la mortalité non liée au coronavirus.

De plus il y a, aussi bien au niveau des structures publiques que des cliniques privées une grande panique à chaque fois qu’un malade se présente aux urgences souvent d’ailleurs pour une pathologie qui n’a rien à voir avec cette pandémie..

Ceci est d’autant plus vrai quand le patient présente de la fièvre ou des difficultés respiratoires.

– Stratégie de la clinique Saint-Augustin

Nous avons choisi à la clinique Saint-Augustin de ne pas refuser ces urgences.

Nous avons préparé un service totalement séparé du reste de la clinique avec une entrée séparée de sorte qu’il n’ y ait aucune communication avec le reste de l’établissement.

Le personnel dédié à cette unité n’est en contact avec un autre membre du personnel ni des patients non covid+. De plus, il loge à la clinique et est donc également séparé de sa famille et de ses proches.

Pour les admissions suspectes et non confirmées, un scanner thoracique est réalisé avant l’hospitalisation afin de décider du lieu d’hospitalisation. Il faut savoir que cet examen est encore plus précis que le test au laboratoire et permet d’écarter les personnes présentant des signes respiratoires et réellement positives au coronavirus.

Ainsi, à la clinique Saint-Augustin, vous serez pris en charge en toute sécurité.

Pour finir, espérons que cette panique généralisée n’engendrera pas plus de dégâts et de complications par d’autres pathologies que par le coronavirus lui même.

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